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mer. 16 mai 2007

Hold-up

Comment ne pas être impressionné par le hold-up politique que tente ces jours-ci Nicolas Sarkozy. Confortablement élu Président, il a eu la finesse de bien choisir ses mots de vainqueur et celle d'encore mieux orchestrer ses contacts d'ouverture politique. A tel point que je suis en train de me dire que son génie politique rejoint les sommets atteints par François Mitterrand en son temps. A première vue il n'a pas l'air bien méchant mon dictateur démocratique. De quoi j'ai l'air moi? Mais, on verra comment tout cela tournera après les législatives. Pour le moment, je peux dire combien j'admire la qualité de ses manoeuvres qui contrastent assez tristement avec l'attitude des responsables de la gauche socialiste dont la préoccupation première semble être de cacher leurs inévitables divergences pour aller aux élections sous une apparence d'unité, comme si celà allait tromper les électeurs. N'ont-ils donc pas compris que la france a besoin de plus de cohérence que celle engendrée par le tout-sauf-Sarkozy? Et si la France avait la gauche la plus bête du monde?

ven. 04 mai 2007

Piètre, piètre argumentation

Ainsi donc, d'après Séglène Royal, l'élection de Sarkozy conduirait à des violences dans le pays. Intéressant...

En quoi ceci serait-il un argument pertinent dans un régime démocratique? Est-il possible d'accepter que l'élection de l'un des deux candidats conduise à des contestations violentes? Pourrait-on vraiment considérer ces manifestations comme légitimes, justes et respectueuses des règles du jeu dans une démocratie républicaine?  Comment envisager que le résultat des urnes puisse être remis en cause par la rue? Où est la démocratie et le progrès dans cela? Je suis stupéfait par la piètre qualité de l'argumentation de la candidate Royal en ces dernières heures de campagne. Elle adopte la tactique de la peur, approche caractérisant traditionnellement les forces du conservatisme et non celles du progrès et du mouvement. Accepterait-elle donc d'être une Présidente propulsée par l'alliance de toutes les peurs plutôt que par l'aspiration à une France ouverte, innovante et libre? Je suis vraiment scandalisé par cet argument. Quel est donc le message? Serait-ce "moi ou le chaos"? C'est précisément ce type d'argument que la gauche progressiste a combattu dans le passé. Pourquoi les adopter aujourd'hui? La tactique de ces dernières heures de campagne est catastrophique. Si Ségolène Royal dépasse les 45% de suffrages exprimés elle devra considérer qu'elle s'en sort à bon compte. J'aurais préféré un discours proche de ce que disait Delors hier lors du meeting de Lille... J'aurais, à vrai dire, préféré une approche du PS plus proche de celle de Bill Clinton aux US dans les années 1990. Peut-être est-il vraiment temps d'avoir un grand parti social-démocrate moderne ou un grand parti démocrate en France? Car il va sans dire que l'échec probable de Ségolène Royal conduira à des contorsions particulièrement douloureuses au sein du PS, avec l'aile gauche qui ira dire qu'on n'aura pas assez défendu les positions traditionnelles de la gauche alors même que l'on sait qu'une grosse faiblesse du programme socialiste aura été de considérer que l'action publique peut aujourd'hui inverser les tendances lourdes de notre époque. Irréaliste, un plan est aussi inapplicable et devient attaquable bien trop facilement.  Après évidemment on en est réduit à de l'agressivité dans un débat et à des arguments particulièrement contestables dans une République apaisée. La conséquence immédiate étant bien sûr que les Français ressentent comme une tragique dissonance entre la promesse d'un pays réconcilié, apaisé et créateur et la regrettable rhétorique de la peur accompagnée des envolées lyriques aussi délirantes qu'inadaptées. Et Dieu sait combien je suis réservé par rapport au probable gagnant de cette élection présidentielle! Y-aura-t-il un pilote fiable dans l'avion France lundi prochain?

Analyze this Monsieur Sarkozy

jeu. 03 mai 2007

Si Le Monde le dit...

D'après Le Monde, je serais assez massivement pro-Ségo et seulement marginalement pro-Sarko... Si c'est Le Monde qui le dit...

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Ceci étant, mes positions n'étaient déjà pas très pro-Sarko au premier tour, toujours d'après Le Monde. Mais, me fallait-il celà pour le savoir? Non, c'est juste que j'étais curieux de savoir si ce questionnaires fonctionnaient à peu près correctement, ce qui a bien l'air d'être le cas.
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Piètre, piètre qualité

Quelle est donc cette démocratie dans laquelle le Peuple souverain reçoit comme une aumone un seul débat entre les deux principaux prétendants à la fonction suprême de l'Etat? Les Etats-Unis parviennent à organiser trois débats au moins entre leurs finalistes à la présidence US avant le jour de l'élection. Pourquoi la France doit-elle se contenter d'un seul débat dont le flux est abandonné par les animateurs aux envies des politiques? Quelle est donc la qualité de cette démocratie? Finalement cette manière de mener la campagne, meeting contre meeting, e-mail contre e-mail, tract contre tract, petite phrase contre petite phrase, ne serait-elle pas révélatrice d'une France des camps qui s'opposent sans jamais vraiment parvenir à un effort conjoint? Je suis sidéré par la profonde différence entre la France et le monde anglo-saxon où dès l'école primaire on apprend à débatre dans le respect.
Le débat d'hier a été de tellement mauvaise qualité que j'ai du mal à le commenter. On a vu deux prétendants participer à l'exercice avec un agenda essentiellement électoraliste: ils étaient là pour démontrer quelque chose sur leur personnalité, casser des images, se positionner mutuellement en direct. Mais étaient-ils là pour vraiment discuter, échanger, argumenter, expliquer? Ségolène Royal est passée à côté d'occasions claires d'épingler Sarkozy et de démontrer combien leurs aspirations de société sont différentes, de jouer sur son principal avantage face à lui, celui de vouloir garantir les libertés individuelles et civiles, d'assurer cette égalité fondamentale qui consiste à refuser de rechercher dans les gènes des enfants d'aujourd'hui les gagnants et les délinquants de demain.  Elle n'a pas su être cassante là où il l'aurait fallu pour reprocher à Sarkozy son attitude paternaliste face à elle. Nicolas Sarkozy a souvent interrompu, mais sans jamais perdre le contrôle de lui-même et il a su expliquer son programme en des termes simples et bien articulés. Il a un peu perdu les pédales sur certains sujets et surtout n'a jamais eu à répondre sur des sujets délicats comme ses convictions à propos du rôle du bagage génétique, sa réelle volonté de soutenir une société de solidarité, sa manière d'agir souvent empreinte de brutalité et d'arrogance. Que dire des animateurs qui n'ont à aucun moment joué leur rôle pour réguler le débat et forcer les participants à traiter des sujets sur lesquels on aurait tant aimé les voir s'expliquer avec précision? Impossible de désigner un vainqueur, mais en revanche il a eu un vrai perdant: le Peuple souverain.

lun. 23 avr 2007

Paris gagnés

Pour beaucoup la surprise du premier tour est qu'il n'y aura pas eu de surprise sur les scores des principaux candidats. Pourtant, il y a une série d'heureuses surprises qui sont autant de paris gagnés:

  • pari gagné pour les Français qui ont paprticipé massivement au scrutin avec presque un record historique qui dénote un retournement de tendance par rapport au désintérêt et à la méfiance vis-à-vis de la politique qui ont tant caractérisé la vie du pays depuis la fin des années 1980;
  • pari gagné pour la France qui réduit les extrêmes à la portion congrue, même si personnellement je trouve le FN encore trop puissant;
  • pari gagné pour Ségolène Royal, à qui peu de coups bas auront été épargnées pendant cette campagne, dont beaucoup ont pu douter qu'elle serait à même de bine mener la campagne pour le camp socialiste. Elle aura en tous les cas démontré plus de compétence en la matière que Jospin, pour ne citer que lui, sans même parler de sa persévérance. Son défi maintenant c'est de jouer sur d'autres leviers que le tout-sauf-Sarko, d'assurer les reports de la gauche non-socialiste tout en captant les 2/3 du centre et surtout de renverser l'impression dominante qu'elle a peu de chances face au talent de communication et de l'aptitude au débat qui est celle de Nicolas Sarkozy... le tout dans une France aujourd'hui beaucoup plus attirée par les valeurs de la droite dure que par celles de la gauche modérée;
  • pari gagné pour François Bayrou, qui réalise un score plus qu'honorable avec une progression très significative sur les 3 derniers mois. Sa position d'arbitre du second tour est autant une chance qu'une malédiction, un couteau à double tranchant; le pire étant pour lui de ne pas se positionner car cela confirmerait l'image du centre mou, indécis et indéfini qui a souvent été celle de l'UDF depuis la défaite de 1981. Reste pour lui un défi, qui sera celui de naviguer dans les eaux troubles du second tour et de capitaliser sur son succès pour les législatives;
  • pari gagné pour Nicolas Sarkozy, dont la droitisation du discours a payé tant en termes de rassemblement de la droite qu'en termes de captation d'une partie du potentiel de l'extrême droite. Son défi pour le second tour est de ne pas considérer la victoire acquise (cf. Le Lièvre et la Tortue), de convaincre sur sa capacité à être un président pour tous les Français et pas uniquement pour ceux qui auraient le bon code génétique, d'assurer le report du vote Le Pen tout en captant plus de 40% de l'électorat Bayrou.

Le contenu des débats est décevant jusqu'ici, mais peut-être allons-nous voir autre chose sur les quinze derniers jours, car il y a vraiment un enjeu quant à la société que voudront les Français pour demain: sécuritaire, cadenassée et déterministe ou bien libre, ouverte et solidaire.

jeu. 19 avr 2007

Une posture peut en dire long...

Bon,  j'avoue pousser un peu , mais le Petit Nicolas a ce potentiel là, n'en déplaise à ses supporters. Et n'oublions pas que sous le masque trsè respectable de la droite républicaine il y a l'intégriste religieux, celui pour qui la sécurité ne passe que pas le renoncement aux libertés les plus fondamentales, celui qui se drape de la bonne intention de sauver les électeurs de Le Pen de la dérive extrêmiste en se lepénisant lui-même...

Sarko_2
Hitler_2

mar. 17 avr 2007

Parisot défend les parachtutes dorés

Selon Laurence Parisot, la pratique des parachutes dorés ne doit pas être encadrée par une loi.  Selon elle les pratiques actuelles sont, au fond, acceptables. Ben voyons...

Encore une fois, la théorie de la liberté absolue du marché et des conseils d'administration semblent primer sur l'intérêt général. Parisot soutient que seuls les conseils d'administration peuvent évaluer valablement les indemnités d'un patron. Elle oublie bien sûr de dire que les conseils d'administration des grosses entreprises sont composés en grande partie de patrons qui s'échangent des positions dans ces organes de la govuernance d'entreprise où les administrateurs indépendants sont encore trop rares et peu influents. Elle oublie aussi de nous dire que récompenser quelqu'un grassement alors même que son entreprise souffre le martyre aujourd'hui à cause de ses mauvaises décisions d'hier est une hérésie par rapport à toute la théorie de la gestion de la performance d'entreprise. Enfin, elle oublie complètement de dire qu'il y a une alliance objective conduisant beaucoup d'administrateurs à fermer les yeux sur les niveaux de rémunération dès lors que le fait même de fermer les yeux garantit leurs intérêts et ceux de personnes dont il veulent s'assurer les faveurs.

Il y a comme quelque chose de très pourri dans le Royaume du Danemark, Madame Parisot.

lun. 16 avr 2007

Les néoconservateurs: une calamité politique

Les néoconservateurs US sont arrivés au pouvoir en l'an de grâce 2000 avec pour agenda la moralisation de la vie politique américaine et la mise en place d'un nouvel ordre mondial conçu comme le moyen de nous faire basculer dans... le meilleur des mondes. Sous contrôle US évidemment. L'une de leurs figures de proue, Paul Wolfowitz, l'inspirateur de la politique de la tache d'huile pour la "démocratisation" du Moyen-Orient, se trouve aujourd'hui mêlé à un scandale à la Banque Mondiale. Or ce scandale n'est qu'un avatar d'une suite de pratiques discutables allant d'Enron à la Banque Mondiale en passant par Halliburton, l'entreprise dont le Vice-Président US avait été le PDG et qui s'est vue attribuer sans aucun appel d'offres les marchés de la "reconstruction" Irakienne valant quelques 25 milliards de dollars US.

Le départ de Wolfowitz
LE MONDE | 14.04.07
© Le Monde.fr

Wolfowitz doit partir. C'est indiscutable. Et le monde se portera mieux lorsque tous les pions placés par W seront remplacés par des hommes et des femmes de bonne volonté. Or, avant que nous n'arrivions à nous débarasser de ces décideurs dangereux et décidément très malhonnêtes, il convient de veiller à ce que leurs sbires qui revendiquent des mandats électifs en différents points du monde ne passent pas. Nicolas Sarkozy en fait partie et la France a une fois de plus l'occasion de mener le combat de la liberté et de l'émancipation des individus, que la détestable idéologie Sarkozyste, véritable alliage modernisé de ce que le fascime  a produit de plus vicieux, tentera de limiter. Car Sarkozy aussi parle, comme Bush, de moralisation de la vie publique tout en se livrant à toutes les pratiques du népotisme le plus abouti. Comme Bush, il croit au déterminisme, c'est à dire au fait que l'humain naît avec son histoire personnelle tracée dès son premier souffle: la pédophilie serait dans ses gènes. De cette immonde idéologie, véritable antichambre de l'eugénisme Hitlérien, découlent des politiques aux conséquences graves pour la société et pour la stabilité géopolitique:

  1. on pourrait rechercher dans le bagage génétique des enfants d'aujourd'hui les délinquants, criminels et pédophiles de demain pour que les "braves et bonnes gens" puissent dormir en paix et avec un sentiment de sécurité offert par ceux qui penseront pour eux avant eux. Ceci n'est pas de la fiction puisque Sarkozy l'a déjà proposé et retiré après le tollé que la disposition a suscité... Bienvenue dans le monde de Minority Report;
  2. l'individu ne serait pas responsable de ses actes puisqu'ils sont inscrits dans ses gènes. Un "bon citoyen" devra donc se soumettre pour ce qui concerne son devenir dans la société à la décision d'un Etat qui testerait son bagage génétique pour lui acccorder une position et des droits spécfiques... Bienvenue dans Le Meilleur des Mondes;
  3. l'éducation familiale n'aurait plus aucune importance puisque tout est déjà inscrit dans les gènes. Une "bonne famille" bien patriotique devrait donc se conformer à un modèle d'éducation défini par l'Etat dans le meilleur intérêt de la société... Bienvenue dans le merveilleux monde du régime de Vichy, où travail - famille - patrie remplaceraient liberté - égalité - fraternité demanière tellement confortable pour le pouvoir Sarkozyste;
  4. l'investissement dans l'éducation nationale n'aurait plus pour objectif de donner à tous accès au savoir et d'égales chances de se former et d'évoluer dans la société indépendamment de leurs origines, mais serait dispensé en fonction des "prédisposition génétiques" des uns et des autres. Les "bon citoyens" seraient donc plus égaux que les autres... Bienvenue dans le monde de la Ferme des Animaux;
  5. la théorie de l'évolution serait évidemment contestée comme c'est le cas aux Etats-Unis où la politique Bush tente de la remplacer par la théorie de l'Intelligent Design, véritable fumisterie pseudo-scientifique destinée à faire entrer par la fenêtre le créationnisme. Or le créationnisme est bien du déterminisme comme celui auquel croit Sarkozy, mais simplement à une autre échelle, celle du monde et de l'univers plutôt que celle de l'individu. A ce titre, les ouvrages démontrant la théorie de l'évolution seraient bannis: Recherches sur l'organisation des corps vivants de Jean-Baptiste de Lamarck (un homme du XVIIIème siècle plus moderne que le candidat de l'UMP en 2007),  L'origine des espèces de DarwinL'Horloger aveugle de Dawkins et sa video, (que j'intègre aussi à la fin de ce billet), Darwin et les grandes énigmes de la vie...     A bien y réfléchir, à quoi bon avoir des livres qui risqueraient de faire réfléchir les citoyens... Bienvenue dans le monde de Farenheit 451.

La vision du monde des néoconservateurs, dont Sarkozy, comme Bush fils, fait partie malgré ses dénégations et ses manoeuvres de campagne, a des implications inquiétantes pour le monde et elle est incompatible avec les principes de la République Française. Les expériences de gouvernement des néoconservateurs aux Etats-Unis, à la Banque Mondiale, en Italie avec Berlusconi, le bandit-politicien, en Australie avec ses dérives fachisantes, montrent à souhait combien il est critique de mettre fin à cette idéologie. La France aura dans quelques jours la possibilité de donner une autre impulsion. Voyons si elle est toujours le porte-drapeau des libertés, l'inspiratirce de la démocratie moderne et une force de progrès en Europe et dans le monde.

sam. 14 avr 2007

Petits marchés entre amis

Les média ont enregistré et largement diffusé ces derniers jours les propos lepénistes de Sarkozy à propos de la pédophilie et la criminalité, avant tout une affaire de génétique selon lui, ainsi que l'affrontement entre le leader frontiste et le candidat de l'UMP, pas assez français selon lui, suivi d'une sortie de ce dernier qui s'est positionné comme un français d'origine étrangère. Comme pour dire combien il partage de choses avec ces millions de français mal à l'aise avec ses thèses et qui s'apprêtent à choisir qui de Royal ou Bayrou pourra lui barrer la route vers le pouvoir absolu et éviter que l'avenir de la France soit celui d'un Etat-UMP. Comment ne pas voir les jeux d'ombre et de lumière, les manipulations orchestrées par le marketing politique dans les positions si contrastées du candidat de droite qui se découvre serein et social? Et comment ne pas être choqué par l'incompatibilité de ce qu'il dit un jour avec ce qu'il a affirmé la veille? Comment peut-on croire que le pédophile nait, que la délinquance de demain est présente dans les gènes des enfants d'aujourd'hui, quand la science autant que les grandes traditions philosophiques du monde donnent des position infiniment plus contrastées? Comment peut-on concilier cette croyance avec une réelle motivation à invstir dans l'éducation, dès lors que celle-ci n'aurait que peu de prise sur ce qu'est déjà un humain à la naissance? Comment confier la fonction politique suprême à cet homme en étant confiant qu'il n'en abusera pas pour faire avancer ses idées de régression?

Et puis, il y a eu la déclaration de Brice Hortefeux en faveur de plus de proportionnelle, véritable appel du pied au Front National qui n'a pour ainsi dire aucune chance de passer à la présidentielle, mais qui utilise si bien son rôle de perturbateur pour essayer d'obtenir plsu de place dans la vie politique française. Sarkozy s'en est désolidarisé publiquement. Et si tout cela n'était que comédie? Et s'il y avait entre le FN et l'UMP une collusion par laquelle Le Pen est invité à s'attaquer à Sarkozy pour mieux lui permettre de dire combien il est lui-même comme tous ces français d'origine étrangère, combien il est l'incarnation d'une version française du rêve américain, en échange de quoi l'UMP favoriserait la proportionnelle? Ce ne serait qu'un marché de plus. Un petit marché entre amis, un peu comme celui qui assure à Sarkozy l'appui de Chirac, toujours intéressé par l'assurance de ne pas être rattrappé par ses pratiques douteuse à la Mairie de Paris, où sous Chirac un simple sachet de thé était valorisé à 56 € pour justifier les frais de bouche de ceux qui ont été premier couple de France et de Navarre pendant douze ans...

Tout ça est indigne dans la République. Tout ça ne peut continuer à servir de socle à l'élection d'un président de cette république comme ce fut déjà le cas en 1995 et en 2002. Et si Michel Rocard avait une fois de plus raison?